Samedi 13 décembre 2008
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20:45
Je m'appelle Maryline Lefranc.
Ce soir-là, j'avais invité mes amis les plus proches pour le dîner. Pour cette occasion, je m'étais mise sur mon 31...
... Et j'avais préparé un succulent repas, pour que la soirée soit parfaite.
Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que ce soir-là, j'allais mourir... assassinée!
Vers 20h, mes invités arrivèrent pour le dîner. Brushings et tenues de soirée était au rendez-vous, pour ce qui s'annonçait comme une soirée plus que particulière.
Mais malgré les coups de sonnettes répétés, personne ne venait les accueillir...
Estimant cette situation inquiétante, mon amie Carole décida de contourner les règles de politesse, et de rentrer dans ma maison:
-[Carole] "Maryline? Houhou? Il y a quelqu'un?"
Mais après quelques appels sans réponse...
... Mes amis Stéphane Kerbelec et Ludovic Lhomme firent une macabre découverte dans la chambre du premier étage: mon corps sans vie...
Le mercredi suivant
Depuis qu'il était gardien au cimetière de Soissons, Henri Bocquet avait pu assister à de nombreux enterrements. Chaque jour, il
se faisait discret pour laisser les familles dans leur intimité.
Ce jour-là, ma famille et mes amis étaient venus me dire un dernier aurevoir.
Comme de coutume, tout le monde dût présenter ses condoléances. Et à ma grande surprise, ce fut à mon ex-mari que l'on pensa en premier:
-[Hélène] "Jean-Baptiste, tu sais que si tu as besoin de parler, nous sommes là."
-[J-Baptiste] "Merci Hélène, merci à vous tous d'être venus. Même si Maryline et moi étions séparés, sa mort est une épreuve pour moi. Merci encore d'être venus. A bientôt."
Mais une fois que Jean-Baptiste eut le dos tourné:
-[Clémence] "Alors vous en pensez quoi?"
-[Benjamin] "A propos de quoi?"
-[Clémence] "Meurtrier ou pas?"
-[Hélène] "Je te trouve particulièrement indélicate et irrespectueuse Clémence. Ce n'est ni le moment ni l'endroit pour parler de ça. Mais pour répondre à ta question... Non, ce n'est pas lui
qui a tué Maryline. Sa peine est sincère."
-[Audrey] "Allez on rentre, on parlera de cela plus tard, quand le choc sera passé. On a sérieusement besoin de se changer les idées. A plus tard!"
Silencieusement, chacun a regagné son véhicule. Dans chaque esprit, les difficiles moment que tous avaient vécu, se gravaient définitivement.
Cité du
Vase, chez les Kerbelec
Tous les matins chez les Kerbelec, c'était le même rituel. Tandis que Stéphane, le père de famille et avocat de son état, se préparait pour aller à son cabinet, Hélène encourageait ses
enfants à se dépêcher pour aller à l'école. Et comme tous les matins, la même discussion houleuse avait lieu sur le péron:
-[Hélène]"Comment ça tu vas encore rentrer tard ce soir? ça fait un mois que tu rentres à des heures impossibles!
-[Stéphane] Je te le répète, j'ai pleins d'affaires en cours, et il faut que je m'en occupe rapidement si tu veux partir en vacances en Août! Si tu préfères je peux rentrer à 18h tous les
soirs, mais nos vacances d'été on les prendra à la Toussaint! A ce soir"
Bien qu'elle n'ai jamais eu de raisons de douter de la fidélité son mari, Hélène n'avait de cesse de s'inquièter des absences et des soirées
passées au bureau de son mari...
Dans le bureau de Stéphane
Car Stéphane était plutôt bien entouré à son cabinet. Depuis quelques années, il s'était associé à Elisabeth Delville, une avocate parisienne, plus que séduisante. Mais bien que leurs
relations soient restées jusque-là professionnelles, Hélène redoutait que leur séances de travail qui s'éternisent le soir, ne les rapprochent.
Alors ce jour-là, plutôt que de se rendre dans sa boutique, Hélène fit ce qu'elle n'aurait jamais voulu faire: espionner son mari! Et ce qu'elle vit ne fit que confirmer ses craintes: son
mari la trompait, mais pas avec celle qu'elle aurait pensé. Hélène venait de surprendre son infidèle de mari, dans les bras de Clémence Savary, l'une de ses amies!
Clémence était toujours la jolie rouquine, un peu peste sur les bords, que nous avions connu lors de notre dernière année de lycée. Elle n'avait jamais été chanceuse avec les hommes, mais qui
aurait pensé qu'elle aurait l'audace de séduire le mari d'une de ses amies.
Par Julien_Sim02200
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